Date de publication: le dimanche 17 février 2008 à 15h44
Dernière modification: par Pascal BOYER le dimanche 16 mars 2008 à 20h08
Saut de ligne
Je ne sais si vous partagerez mon opinion mais il me semble que l'idéologie politique qui sous-tend toute la sphère des logiciels libres est de même nature, ou, tout du moins, rejoint celle qui conduit à l'adoption d'une alimentation basée sur des produits issus de l'agriculture biologique.
Dans les deux cas on retrouve:
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A tous ceux à qui viendrait l'idée de m'opposer l'argument du prix pour mieux justifier, pensent-ils, de ne pas adopter un comportement personnel engagé en faveur d'une agriculture respectueuse de l'environnement, je les encourage vivement à comparer les prix des aliments bio à ceux des aliments traditionnels. Leurs préjugés vont prendre une sacrée claque !
Loin de moi la volonté de laisser entendre, et encore mois de sous-entendre, que s'alimenter uniquement avec des aliments issus de l'agriculture biologique revient moins cher que de le faire avec des aliments tradionnels. Cependant, à l'instar de bien des choses en ce bas monde, il est urgent de vraiment nuancer notre regard sur le sujet qui nous préoccupe. Et s'il n'est pas envisageable, pour une famille aux revenus modestes, de n'acheter que des aliments bio, il n'en reste pas moins vrai que certains de ces produits sont moins chers que leurs homolgues issus de l'agriculture industrielle. Il en est ainsi, en cette saison d'hiver 2008, des oranges (1.60€/kilo chez Satoriz Saint Martin d'Hères - Isère), des kiwis (17 cts/pièce), etc... Economiquement parlant, je fais moi-même partie des français très modestes et pourtant je n'achète que des aliments bio.
Certains pains bio ne coûtent pas plus cher au kilo que le pain blanc souvent peu goûteux, c'est le moins que l'on puisse dire, du boulanger du coin.
Par ailleurs, il est toujours très important de regarder les choses dans leur globalité afin de mieux en saisir toute la complexité et, de la sorte, en avoir une vision bien plus juste. A l'échelle individuelle, à une alimentation plus saine et si possible plus équilibrée, correspondra un meilleur état physique et psychique et donc moins de maladie. Donc moins de dépenses de soins. A une échelle macro-économique, qui peut estimer ce que coûte des sols gorgés de pesticides, des nappes phréatiques poluées à en devenir impropres à la consommation ? Quel coût écologique et économique peut bien avoir le kilo de cerise chilienne (forcément dégueulasse puisque cueilli avant terme et congelé durant son acheminement maritme de plusieurs jours) que je trouve au Petit Casino de mon quartier en plein mois de janvier ? Même question pour les fraises ?!
Quelques chiffres
L'agencebio a publié, en Février 2008, une enquête qui révèle que:
- 40% des français consomment des aliments bio au moins une fois par mois,
- 23% au moins une fois par semaine
- 7% tous les jours.
Alors que 84% des français souhaitent le développement de l'agriculture biologique , la majorité du bétail français est nourri aux OGM de l'aveu même du sénateur UMP Jean Bizet. Par ailleurs, de nombreux éleveurs découvrent que cette nourriture rend les animaux stériles et l’avis sur la dissémination du MON810 (maïs OGM Monsanto 810) sur le territoire français révèle que:
- 3-1 « des faits nouveaux confirment la possibilité d’effets toxiques avérés à long terme sur les lombrics (Zwalhen et al. 2003) »
- 3-2 « des faits nouveaux confirment la possibilité d’effets toxiques avérés à long terme sur les isopodes, les nématodes et sur les monarques (rhopalocères) (Hardwood et al. 2005, Prasifka et al. 2007 ; Dutton et al. 2005) »
- 3-3 « L’exposition sur les populations naturelles de monarque reste très limitée (moins de 1%), notamment pour ces derniers via des effets comportementaux dommageables (Marvier et al. 2007). »
- 3-4 « Des publications démontrent la présence possible de la toxine Bt dans la chaîne trophique (Obrist et al. 2006) »
- 3-5 « Des publications démontrent une persistance observée des molécules insecticides dans l’eau (Douville et al. 2006 ; Rosi-Marshall et al. 2007) »
- 3-6 « Des publications démontrent une persistance des molécules insecticides dans les sédiments drainant d’une parcelle (plus de 20 à 40 jours) (Ipoz, Stotsky, 2007) »
- 3-7 « Des publications démontrent une persistance des molécules insecticides au contact des racines et dans le sol (Saxena et Stotzky, 2005 ; Mulder et al. 2006 ; Castaldini et al. 2005) »
- 3-8 « Des publications démontrent une persistance des molécules insecticides au contact des racines et dans le sol avec une exposition des populations d’insectes (Griffith et al. 2006 ; Johnson et al. 2006) plus en amont des chaînes trophiques. »
- 3-9 « Une analyse globale sur l’entomofaune non cible (Marvier et al. 2007) démontre un effet des cultures de maïs Bt sur quelques familles d’invertébrés, ses effets étant toutefois moindres que ceux liés aux traitements insecticides. Enfin, aucune preuve n’est apportée sur la toxicité directe dans l’étude de Marvier ».
Et on voudrait nous faire croire, alors que le même rapport fait état de questions insuffisamment prises en compte ou nouvelles telles que:
- 2-1 Caractérisation moléculaire et biochimique »
- 2-2 Impact sur les insectes pollinisateurs »
- 2-3 Eléments de toxicologie »
- 2-4 Effets biologiques et microbiologiques »
- 2-5 « Eléments épidémiologiques »
- 2-6 « Eléments économiques »
- 2-7 Biovigilance »
- 2-8 « Usage des pesticides »
- 2-9 « Analyse des conditions économiques, sociologiques et politiques d’organisation de coexistence entre agricultures biologiques, conventionnelles, OGM et autres. »
...on voudrait nous faire croire qu'il ne peut y avoir d'effets secondaires néfastes chez l'homme !
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Consultez le document: Analyse de l’avis sur la dissémination du MON810 sur le territoire français du comité de préfiguration d’une haute autorité sur les organismes génétiquement modifiés si vous souhaitez lire un bel exemple de production intellectuelle au service des grandes entreprises semencières !
Refusant l’étiquetage de la viande issue d’animaux nourris aux OGM : Une telle obligation d’étiquetage aurait en outre un effet dévastateur sur toutes les filières animales. La majorité du bétail français est nourri aux OGM. Ce serait l’effondrement ! M. Le Cam ne me démentira pas, lui qui connaît bien de quoi est nourri le cheptel breton. Derrière tout cela il y a tellement de fantasmes ! (dixit le sénateur UMP Jean Bizet au senat les 5, 7 et 8 Février 2008))
Dans cette section je veux donc présenter des aliments dont les vertus contribuent à une alimentation équilibrée et participent à la prévention de maladies, ou bien dit autrement et de façon plus positive, contribuent à renforcer le fonctionnement de notre organisme et dons celui de notre psychisme.
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